Blocage des lycées en Loire-Atlantique : le préfet prévient les casseurs qu’« une absolue fermeté sera opposée »
Alors que la mobilisation lycéenne se poursuit ce jeudi 1er octobre, plusieurs établissements de Loire-Atlantique ont été pris pour cible, avec des incendies et des dégradations à Nantes et des tensions à Saint-Nazaire.
La matinée a rapidement dégénéré aux abords de plusieurs établissements de Loire-Atlantique, en ce nouveau jour de mobilisation pour demander plus de moyens pour les lycées et l'éducation nationale. À Nantes, neuf établissements ont été dégradés et trois incendies ont été déclenchés, tandis que les pompiers ont dû intervenir en nombre au lycée Nelson-Mandela. À Saint-Nazaire, plusieurs centaines de lycéens se sont rassemblés devant Aristide-Briand, avec des feux de poubelles et de nouvelles tensions avec les forces de l’ordre. Le préfet Laurent Hottiaux a annonce une « absolue fermeté » contre ceux qui commettent des violences ou des dégradations. À la mi-journée, les forces de l’ordre avaient procédé à 18 interpellations dans l’ensemble du département.
Incendie au lycée Nelson-Mandela à Nantes
C’est à Nantes que la situation a pris une tournure particulièrement grave ce jeudi matin. Vers 8h, un feu de poubelle s’est propagé à la façade en bois du lycée Nelson-Mandela, avant de gagner l’intérieur du bâtiment puis la toiture. Plusieurs salles de cours et bureaux ont subi d’importants dégâts. Les pompiers ont engagé 28 engins et 62 sapeurs-pompiers pour venir à bout du sinistre. Cinq lances à eau ont été nécessaires et les opérations de déblai et de sécurisation de la toiture doivent se poursuivre durant la journée. Tous les occupants ont toutefois pu évacuer l’établissement sans faire de victime.
À Saint-Nazaire, la tension monte à Aristide-Briand
À Saint-Nazaire aussi, la matinée a été agitée. Plusieurs centaines de lycéens se sont retrouvés comme hier devant le lycée Aristide-Briand pour tenter d’en bloquer l’entrée. Des feux de poubelles ont été allumés aux abords de l’établissement, la tension est montée d'un cran en fin de matinée, et les forces de l’ordre sont intervenues pour disperser les groupes avec des tirs de mortier et des jets de gaz lacrymogène. Le député de Loire-Atlantique Matthias Tavel a, de son côté, apporté son soutien aux lycéens mobilisés à Saint-Nazaire et Savenay. Il estime que leurs revendications sur les conditions d’études, les enseignants et les bâtiments scolaires « méritent des réponses autres que policières », tout en condamnant les violences commises à Nantes.
« Une absolue fermeté » annoncée par le préfet
Dans un communiqué particulièrement ferme, le préfet Laurent Hottiaux condamne les violences constatées ce jeudi. « Une absolue fermeté sera opposée aux casseurs », prévient le préfet, qui assure que les auteurs de violences, de dégradations et d’infractions seront « systématiquement » interpellés et remis à la justice. La préfecture appelle également les parents à rappeler à leurs enfants de ne pas se mêler aux personnes venues commettre des dégradations. « Les personnes qui participent à des actes de violence ou de dégradation s’exposeront à de lourdes conséquences judiciaires et disciplinaires », avertit-elle.